Crise écologique, crise sanitaire et crise économique sont liées. Elles pourraient se résumer en une crise du Vivant ou crise écosystémique. La santé de l’être humain passe par une santé globale de la planète.

Le contexte actuel pose plus que jamais la question de la relation de l’être humain avec la biosphère, rappelle Bernard Chevassus Au Louis (Humanité et Biodiversité). Si l’Homme pense avoir les moyens et la capacité de contrôler la nature, il est dans l’erreur. Il s’agit d’une pure illusion. L’Homme n’est pas à côté de la biodiversité, ni au-dessus, il est un des maillons de la chaine, en interdépendance.

Si l’Homme pense pouvoir régler les problèmes sanitaires en éliminant les animaux à l’origine des épidémies ou pandémies, il est dans l’erreur. Plus la biodiversité est riche et présente, plus elle se voit forte et autorégulée.

Jean-François Sylvain (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité – FRB) évoque le lien entre zoonose (Maladie infectieuse des animaux vertébrés transmissible à l’être humain) et biodiversité.

Le nombre d’épidémies se sont accélérées depuis 50 ans constate François Sarazin (Sorbonne Université). Les causes réelles émanent de l’activité humaine :

Déforestation

qui génère des interactions entre humain et zone sauvage, et augmente le risque d’infection ;

Changement d’usage des sols

Allain Bougrain-Dubourg (LPO) rappelle que 75% des sols sont atteints ;

Destruction des habitats

Pollution

sous toutes ses formes (des sols, lumineuses, marines, …)

40% de l’économie mondiale repose sur les services rendus gratuitement par la nature (ressource halieutique, pollinisation, inspiration médicale, captation CO2, filtration de l’eau, …) !

 

Continuer d’éroder la biodiversité, c’est couper la branche sur laquelle on est assis, c’est faire un trou dans la marmite de déjeuner. Alors que la biodiversité est la solution ; elle peut être génératrice d’emplois, source d’innovation médicale, … Il ne faut pas en avoir peur !

Il est rappelé également l’impact du changement climatique sur la biodiversité. La hausse des températures n’est pas la seule conséquence, une autre série de facteurs influencent l’évolution de la biodiversité, comme la variation des précipitations, ou encore le dégel du permafrost.

 

Devant ce constat, une seule conclusion possible, AGIR.

Un collectif de 14 associations vient de publier un Livre Blanc

« Pour que vive la nature », 8 ambitions (30 objectifs et 142 actions)

présentées par Jean-David Abel (France Nature Environnement) (cliquez sur la couverture) :

1/ Gouvernance, respect du Droit, responsabilisation,

2/ Mise en place d’outils économiques, fiscaux et comptabilité

3/ Intégration des objectifs de biodiversité dans l’ensemble des autres Politiques.

4/ Prise en compte de l’ensemble des enjeux, réduction des pressions

5/ Augmentation des zones de milieux naturels

6/ Sensibilisation de tous les acteurs (formation, grand public ; mise en partage des initiatives privés et publiques

7/Amélioration des connaissances scientifiques

8/ Accès équitable au patrimoine naturel (nature en ville, santé & environnement)

 

 Cliquez sur la couverture pour accéder à l’ouvrage.  

La conclusion revient à La Ministre Elisabeth Borne,

Perte de biodiversité = danger (baisse services rendus par la nature)

Perte de biodiversité = causé par les activités humaines. Résilience !

Crise actuelle = nouveau signal d’alarme

SNB se doit d’être un outil de pilotage efficace

Le projet « Diagnostic commun » doit mener à l’action.

Le Ministère lance un appel à projet de 4 millions d’euros pour construire un autre modèle de société.